Bilan d’un mois de pédagogie coopérative au lycée

Un projet de classe «innovante» qui évolue

Depuis que j’ai commencé l’enseignement, je vis d’un partage entre excellence institutionnelle, au point de m’être engagé dans la préparation de l’agrégation de mathématiques, et une nécessité de faire évoluer pédagogie et didactique de mon enseignement.

Parmi différentes expérimentations, dont l’utilisation assez rapide de Sacoche pour une évaluation par compétences qui me semblait déjà plus précise que les méthodes d’évaluations plus courantes.

Il y a maintenant déjà deux ans, nous nous sommes réunis avec différents collègues pour mettre au point une classe dans laquelle nous pourrions, collectivement et non individuellement mettre en commun nos idées de pédagogie.

Une année entière d’expérimentation, avec des rencontres nous a convaincu que le simple changement de méthode de contrôle et de restitution (c’est-à-dire la suppression des notes chiffrées au profit d’un bilan de compétences) ne suffit pas à créer ni motivation, ni travail.

Assez naturellement, notre projet a donc évolué pour devenir un projet dit « innovant » : une classe coopérative, s’appuyant sur les travaux récents tant en neurosciences, que sur les intelligences multiples.

Bilan de 6 semaines d’innovation

Nous avions, cette année, particulièrement soigné le début d’année : journée d’intégration, pour apprendre à se connaître et mettre en place dès le début des éléments de coopération entre les élèves et avec les enseignants.

Un des éléments à prendre en compte est le décalage qu’on peut s’imposer. Il est nécessaire de faire « un pas de côté » pour se mettre, à côté des élèves et non devant eux. Il est néanmoins essentiel de savoir où l’on met les pieds. En effet, les changements induits par une pratique coopérative impliquent la mise en place d’un cadre stricte afin de pouvoir évoluer sereinement et respecter les attendus institutionnels (programme entre autre).

À ce titre, l’échange de pratique et l’observation mutuelle rendent des services inestimables : on ne peut faire pratiquer la coopération qu’en étant soit même dans une optique de coopération.

Ce que j’ai mis en place

Depuis le début de l’année, afin de mettre les élèves en activité, j’ai distribué dès le début un programme prévisionnel de nos activités, listant les différents points du programmes que nous allions aborder.

Les réalisations sont arrivés un peu au fil de l’eau, mais pour l’instant, on peut compter :

- une affiche sur les fonctions pour la première séquence[^1]
- des fiches de révisions à partager pour la deuxième séquence
- à venir : une étude statistique sur un sujet de société, avec production 
d'un livret

On peut trouver quelques réalisations sur le blogdenotreclasse , pour l’instant animé par les enseignants.

J’ai aussi profité de ces innovations pour en exporter certaines à ma classe de Terminale S : depuis 2 semaines, j’ai mis en place un conseil d’élève dont les jeunes se sont emparé au point d’en demander en plus.

Interrogations

Beaucoup d’interrogations subsistent et même de nouvelles apparaissent à la fin de cette première période. J’espère en lister ici quelques unes sans avoir la prétention de répondre à toutes.

Un des problèmes est le choix d’activité et de restitutions pertinentes. À ce jour les élèves ont émis le souhait de réaliser une seconde affiche, comme celle sur les fonctions et je suis perplexe sur la façon d’aborder cela de façon à réellement progresser sur le sujet.

Un des autres problèmes est l’intégration d’outils numériques de coopérations qui soient respectueux de la vie privée et en adéquation avec mon opinion personnelle sur la place du numérique dans nos vies. Actuellement, il faut noter que certains de nos élèves passent 5h/j sur les rézosociaux (et donc certainement plus devant les écrans) et j’ignore encore s’il est sain de leur proposer des outils qui les conduiront à encore plus de temps devant les écrans.

Un autre problème qui est partiellement résolu2 par le présent billet est la nécessité de garder des traces du travail accompli, tant en classe avec les élèves que des changements de méthodes que j’ai pu avoir. On peut noter des pistes en lien avec leGFEN (Wikipedia)


  1. j’ai d’ailleurs enfin compris ce qu’était une séquence et ce qui la distingue d’un chapitre. Mes séquences ne dépassent pas 3 semaines cette année. 

  2. j’ai failli écrire «adressé» 

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